Bordeaux, si proche et si loin...
Quiproquo sur les priorités des Girondins
Bordeaux vers un improbable doublé
Bordeaux lâche prise
Bordeaux dans la douleur
Bordeaux retrouve la cadence
Avec une belle deuxième place en championnat, les Girondins attisent l’œil avisé de tous les observateurs. Et ces derniers de se demander si le Bordeaux de Laurent Blanc est un grand cru, dès sa première année. La réponse a probablement été apporté hier soir, alors que les Marine et Blanc ont vu un billet pour les demi-finales de la Coupe de France leur filer sous le nez. Elle est négative. Bordeaux fait partie de ces clubs qui ont un besoin assoiffé de titre pour rester en haut de la hiérarchie nationale.
Manque d’occasions franches
L’élimination en Coupe de l’UEFA cette saison contre Anderlecht pouvait se comprendre, les Marine et Blanc se concentrant principalement sur le championnat et une deuxième place synonyme de qualification directe pour la Ligue des Champions. Avec neuf points d’avance au classement sur Marseille, actuellement troisième, et à cinq journées de la fin, Bordeaux semble donc assuré de disputer la C1 la saison prochaine. Et parce que les Girondins avaient la chance d’affronter un adversaire de seconde zone, qui plus est de le jouer à domicile, ils n’avaient pas le droit de passer à côté de leur match.
L’exaspération sur le banc de touche de leur entraîneur, Laurent Blanc, déçu de ne pas voir ses hommes très inspirés dans la création du jeu, a longtemps été palpable. Dangereux sur coup de pied arrêté, comme souvent cette saison, Bordeaux peine a se créer des occasions franches à la suite d’une action construite. D’ailleurs hier, le portier sedanais, Patrick Regnault, a eu à s’employer à deux reprises dans le jeu, sur deux frappes de loin, l’une de Souleymane Diawara (51e) et l’autre de Wendel (71e). Cette lacune offensive était d’autant plus visible hier que physiquement les Girondins avaient largement su prendre le pas sur leurs adversaires du jour.
Problème d’ajustement
Lancée en 4-3-3, la formation bordelaise semblait pourtant nourrir des ambitions offensives claires. Mais Gabriel Obertan, placé dans sur le côté gauche, a connu des problèmes d’ajustements tout au long de la partie. Les illustrations de son manque de repères sont légion. À la 25e minute, alors qu’il n’est pas pressé, il prend à contre-pied son coéquipier Fernando, ou une demi-heure plus tard, alors qu’il mène la contre-attaque girondine, il part s’enfermer sur le côté droit pour ne rien obtenir. D’ailleurs son remplacement par Alejandro Alonso à l’heure de jeu, cumulé à celui de David Bellion par Marouane Chamakh, a permis de dynamiser l’attaque bordelaise.
Pour Laurent Blanc, l’intérêt de la partie aura probablement été de retenir que Bordeaux évolue plus facilement dans un 4-4-2 en losange plutôt qu’en 4-3-3, lorsqu’il s’agit de faire le jeu. S’il a souhaité faire tourner son effectif hier, avec par exemple en défense, Souleymane Diawara pour seul titulaire habituel ces dernières semaines, c’est aussi et sûrement parce que le championnat reste la priorité. Après tout, Lyon ne possède que quatre points d’avance, alors qu’il en reste 15 à aller chercher.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |