Un mois pour sauver la saison ?
Reims frise l’exploit
Sedan peut respirer
Une victoire qui fait des dégâts
L’alternance est de mise à Reims
Reims, toujours aussi inefficace à l’extérieur
À pareille époque la saison dernière, le Stade de Reims flirtait avec les premiers rôles et séduisait les observateurs, notamment dans un stade Auguste Delaune où les Champenois n’avaient pas laissé filer le moindre point avant la réception de l’US Créteil le 27 octobre. Cette année, le scénario s’avère radicalement différent. Déjà parce qu’en allant s’imposer à Gueugnon à la fin du mois d’août, les joueurs de Thierry Froger ont déjà égalé leur total de victoire à l’extérieur du dernier exercice, une, mais aussi parce que la citadelle rémoise ne semble plus imprenable. Loin de là même.
Une défense perméable
Cinquième du classement au soir de sa victoire en Bourgogne, Reims pointe aujourd’hui à la 15e place. Une dégringolade due à une mauvaise série de trois matchs, durant laquelle les Champenois n’ont grappillé qu’un point, la semaine dernière à domicile face à Ajaccio. Si le résultat vierge face aux Corses a apporté un petit lot de satisfactions, notamment en défense puisque ce n’est que la deuxième fois cette saison que les joueurs de Thierry Froger terminent une rencontre sans encaisser de but, les doutes du début de saison n’ont nullement été effacés. Car les Rémois ne parviennent toujours pas à développer du jeu de manière régulière.
"On se répète qu’il va falloir faire mieux le match suivant. C’est bien de le dire, mais maintenant, il faut passer aux actes" a confié le défenseur Alexandre Barbier au quotidien L’Union la semaine dernière. Des propos volontaires mais qui dénotent surtout une léthargie de résultats depuis près d’une année, le club champenois n’ayant ainsi remporté que neuf victoires en championnat depuis le mois d’octobre dernier.
Un être vous manque…
L’absence prolongée du capitaine Sylvain Didot, dont le retour pourrait s’effectuer dans les prochaines semaines, n’aide évidemment pas la cause rémoise. Sa grave blessure au genou gauche la saison dernière, une rupture du biceps fémoral et d’une distension du ligament latéral externe et des ligaments croisés lors du déplacement au Havre pour le compte de la 12e journée, a correspondu avec l’amorce du déclin. Avec l’ancien Toulousain sur la pelouse, Reims s’était imposé à six reprises en onze journées. Un total équivalent à celui des 27 dernières journées de la saison.
La série de rencontres qui débute ce soir, avec un déplacement à Boulogne sur Mer, actuel 17e de Ligue 2 et qui possède une défense aussi poreuse que celle du Stade de Reims, doit permettre au club champenois de retrouver ses vertus collectives et offensives. La semaine prochaine, les joueurs de Thierry Froger reçoivent une formation guingampaise en difficulté depuis le début de la saison, avant de se déplacer sur le terrain du promu angevin. Deux équipes qui peinent également à imposer leur jeu. Mais en cas de contre-performance lors des huit jours à venir, la saison rémoise pourrait bien prendre des allures de lutte perpétuelle pour le maintien.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |