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Roberto Carlos fait partie intégrante de la prestigieuse histoire du Real Madrid. Arrivé en 1996 en provenance de l’Inter Milan, Roberto Carlos s’est très vite intégré au système de jeu de l’équipe espagnole. Dans un championnat et une équipe où l’amour du jeu offensif est une institution, le latéral gaucher a eu l’occasion de s’exprimer pleinement. À l’exception de sa dernière saison (2006/2007), Roberto Carlos a toujours disputé plus de 30 matchs de championnat par exercice et l’intégralité des matchs de Ligue des Champions. Auteur de 63 buts toutes compétitions confondues en 11 ans de présence au sein du club madrilène, il est devenu l’un des chouchous du public exigeant de Santiago Bernabeu.
Un nouveau genre de latéral
Roberto Carlos ne laisse pas indifférent. Constitué d’un physique pour le moins original (1m68 pour 70 kg), c’est un concentré de tonicité et de puissance. Sa rapidité exceptionnelle lui permet de combler les espaces laissés par ses montées incessantes. Toujours porté vers l’avant, son couloir est un boulevard qu’il se réjouit d’emprunter dès qu’il en a l’occasion. De très nombreuses fois décisives, ses percussions offensives ont offert au football l’un des plus beaux buts de son histoire : la reprise de volée de Zinedine Zidane en finale de la Ligue des champions.
Avec son compatriote Cafu, Roberto Carlos est le précurseur de l’évolution du poste de latéral. Véritables atouts, les latéraux sont devenus des machines à déborder et possèdent un réel rôle dans l’animation offensive. Il suffit de constater que toutes les grandes équipes européennes possèdent désormais des joueurs au profil semblable à celui de Roberto Carlos pour s’en rendre compte. Maicon à l’Inter, Riise à Liverpool ou encore Trabelsi à Manchester City sont autant d’exemples probants. Peu de joueurs peuvent se vanter d’avoir ainsi autant modifier le rôle, le statut et l’apport d’un poste dans le jeu, que ne l’a fait le défenseur brésilien. Et quel meilleur club que la Maison Blanche pour changer la physionnomie du football européen ?
Une frappe phénoménale
"Je suis conscient d’avoir beaucoup donné au Real Madrid et le club m’a tout donné", confiait-il y a peu au magazine AS. Roberto Carlos aura remporté trois titres de champion d’Espagne en 1997, 2001 et 2003, ainsi que trois Ligues des champions en 1998, 2000 et 2002. Son palmarès est aussi à enrichir de deux Coupes intercontinentales et de deux Coupes d’Espagne. Avec un tour de cuisse de 58 cm, Roberto Carlos possède l’une des frappes de balle les plus puissantes du football mondial. Les Français et Fabien Barthez se rappellent, sans aucun doute, de son but sur coup franc lors du Tournoi de France en 1997.
Les fans de Madrid ont pu admirer pendant plus d’une décennie ce joueur fantasque et spectaculaire. Qu’ils se rassurent, Roberto Carlos est un joueur fidèle et reconnaissant. "Je veux que les gens n’oublient jamais que je serai toujours madrilène". Le champion du monde brésilien a été élu meilleur joueur sud américain du championnat espagnol en 1998, et a battu en janvier dernier le record de matchs en Liga pour un joueur étranger, détenu avant lui par Di Stefano (329). Il portera demain en championnat pour la 370e et dernière fois, le maillot du Real.
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