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Le service-volée tente un retour gagnant
Le rêve de Fabrice Santoro était de rencontrer Roger Federer pour ce qui se présentait certainement comme son dernier Open d’Australie. Son vœu a été exaucé. Peut-être espérait-il en revanche une autre issue que cette démonstration de force du Suisse, réalisée en 1h21 et trois sets (6/2, 6/1, 6/0). Face au numéro un mondial, le Tahitien a bien essayé d’exister sur le court, mais de son propre aveu, il n’y avait rien à faire face au meilleur joueur du monde sinon défendre et réussir quelques coups magiques dont il a le secret. Largement dominé par son adversaire, Fabrice Santoro ne s’est pas pour autant présenté en tant que victime face au tenant du titre. "Je joue bien, j’ai battu ces derniers mois Roddick ou Djokovic et, à part Federer, je ne connais pas beaucoup de joueurs capables de me coller ce score sur surface rapide" plaisantait Fabrice Santoro au terme de sa rencontre.
À 35 ans, il peine parfois à tenir le coup physiquement, à l’image de sa prestation à Doha, lors de son premier tournoi de la saison. Des rencontres comme celles qu’il a livré aujourd’hui face à Roger Federer pourraient même lui faire penser qu’il s’agit de la saison de trop. Pourtant, s’il est l’un des joueurs les plus âgés du circuit, Fabrice Santoro ne fait pas de la figuration sur les courts pour autant. 36e joueur mondial, 20e en double, le Tahitien prouve qu’il a encore des choses à faire sur le terrain et n’entend pas s’arrêter tant qu’il se sent capable de résister au plus haut niveau.
Se faire plaisir
"Je ne suis pas là à faire des heures supplémentaires, je ne suis pas en fin de parcours. Je ne suis pas venu en Australie pour battre le record d’Agassi et aller à la plage l’après-midi. Je suis là parce que je suis performant" pestait-il avant le début du tournoi australien. Certes moins alerte, il n’en reste pas moins performant et toujours capable de réaliser quelques coups d’éclat face à des joueurs qui sont encore et toujours surpris par son jeu. Tommy Robredo à Dubaï, Carlos Moya à Miami ou encore Andy Roddick à Lyon et Novak Djokovic à Bercy, se sont laissés avoir la saison dernière par ce joueur dont il ne se méfiaient pas assez. James Blake en début de saison à Sydney a lui aussi subi la loi de Fabrice Santoro, sans arriver à trouver la clé du jeu du Français.
Autant de joueurs dont la puissance n’a pas été une alliée face à un Santoro qui a l’avantage de proposer encore un jeu performant mais moins exigeant physiquement que certains de ses adversaires. Surtout, il fait preuve d’une intelligence de jeu intacte combinée à une savante préparation des matchs qui s’appuie sur l’observation minutieuse de ses adversaires. S’il avoue lui-même avoir négligé sa préparation physique cet hiver et ne pas se préparer à une saison aussi chargée que la dernière (57 matchs), il ne sait pas encore si 2008 se transformera en tournée d’adieu. Tout dépendra de ses résultats et du plaisir pris sur le court. Et le magicien sait que grâce à son expérience, il peut encore jouer des tours à ses adversaires.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |