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Après tant d’années à chercher la porte d’entrée de la Formule 1, Sébastien Bourdais ne boude pas son plaisir. Depuis quelques mois, le voilà intégré au sein de l’écurie Toro Rosso. Les ambitions sont mesurées, le pilote également, mais les performances commencent à s’améliorer et Sébastien Bourdais à s’adapter. Au point d’avoir réalisé le septième temps la semaine dernière à Barcelone, deux jours à peine après avoir contribué à un petit exploit pour l’écurie transalpine, en terminant deuxième de la deuxième journée de travail à Montmelo, en Espagne. Enfin plongé dans le grand bain, le quadruple champion de Champ Car veut toutefois rester les pieds sur terre et tempérer les ardeurs de ceux qui le voient déjà champion du monde. "Ce qui m’inquiète, c’est que certaines personnes n’ont pas compris que je ne rentrais pas dans les conditions d’Hamilton et chez McLaren. On ne va pas gagner le championnat du monde l’an prochain" clamait-il en début d’année.
Toro Rosso comme un tremplin ?
"Dans un premier temps, je vais essayer de faire du bon boulot, et de montrer que j’ai ma place dans le plateau." Le Français assure que Toro Rosso n’est pas un simple tremplin pour lancer sa carrière en Formule 1 avant de partir vers d’autres horizons. Sébastien Bourdais sait cependant qu’une saison convaincante au sein de l’écurie transalpine pourrait lui permettre de monter plus haut, et lui ouvrir les portes de formations capables de jouer les premiers rôles au championnat du monde. La Toro Rosso, qui n’a inscrit que huit points la saison dernière, tous au cours du même Grand Prix, à Shanghaï, n’est peut-être pas celle qui pourra le porter très haut dans la hiérarchie mondiale, mais elle peut lui permettre de démontrer ses qualités de pilotage, surtout s’il parvient à placer régulièrement sa monoplace, voire à marquer des points. "Nous n’avons pas une auto faite pour gagner, mais elle est capable de rentrer dans les points assez souvent, et je pense que ce sera ça l’objectif de l’année."
Sébastien Bourdais dispose également d’un avantage non négligeable sur ses adversaires. Alors que d’autres doivent encore adapter leur pilotage sans les aides électroniques désormais proscrites, lui a l’habitude de conduire sans aucune assistance particulière. Discipline où le pilotage est au centre des performances, le Champ Car lui a offert la possibilité de s’aguerrir et de ciseler un peu plus sa conduite. Cela lui ôte surtout une épine du pied, alors que l’adaptation à sa nouvelle discipline n’est pas si aisée. Physiquement, il avoue ne pas être totalement prêt, l’exigence de la Formule 1, et notamment la force centrifuge subie par les pilotes s’avérant bien plus forte en F1 qu’en Champ Car. Mais il lui reste encore un mois pour progresser et arriver à Melbourne, pour son premier Grand Prix, dans une forme adéquate. L’année ne s’annonce pas de tout repos pour Sébastien Bourdais, mais il ne tient qu’à lui de la faire fructifier pour durer…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |