Metz gagne un point et soulage le PSG
Metz ne baissera pas les bras
Pjanic prend ses responsabilités
Yvon Pouliquen – "Je ne sais pas quelle équipe j’aurai l’année prochaine"
Babacar Gueye - "Le travail commence à porter ses fruits"
La saison des regrets pour Metz
Comment expliquez-vous la saison du FC Metz, notamment après une année si convaincante en Ligue 2 ?
Nous nous sommes mis en difficulté dès le départ. Le démarrage est quelque chose d’essentiel dans une saison, notamment quand on sait que le mois d’août représente un grosse partie du championnat. Nous n’avons pas eu le bonheur de bien démarrer et les difficultés se sont enchaînées. Je crois surtout qu’on a abordé le championnat avec une équipe qui était de qualité, mais qui avait encore tout à prouver. Si on avait eu un meilleur départ, nous aurions pu faire beaucoup mieux. Là, les blessures se sont accumulées, il n’y avait plus de confiance et beaucoup de doutes. On n’a jamais réussi à renverser la tendance, contrairement à la saison dernière où on n’a pas connu de gros problèmes. Malgré tout, je pense qu’on ne mérite pas ce qui nous arrive, on a simplement manqué de réussite et de chance.
Francis de Taddeo évoquait la jeunesse du groupe avant le début de la saison, est-ce ce qui a empêché l’équipe de renverser la tendance ?
L’avantage d’un groupe jeune, c’est qu’il est très réceptif et qu’il peut progresser, avancer, plus facilement. Mais pour cela, il faut tout de même des joueurs qui ont de l’expérience, notamment de la Ligue 1. On a beau dire, mais le niveau du championnat de France est élevé et il y a un véritable écart entre la L1 et la L2. L’année dernière, nous avons fait une grande saison, mais nous n’avons pas souffert. On ne s’est pratiquement jamais senti menacé de toute la saison, on n’a pas vécu de "crise". Cette année, on s’est donc retrouvé sans savoir comment faire pour réagir dans les moments difficiles. Logiquement, les résultats n’ont pas été au rendez-vous. Tout cela était une nouveauté pour le groupe qui a eu du mal quand tout lui est tombé dessus.
Quels sont les éléments qui ont manqué au groupe pour rebondir ?
On est motivé depuis le départ, on sait que nous avons des qualités, mais l’effectif reste "juste". Nous sommes loin de constituer le meilleur groupe du championnat de France, il aurait donc fallu que nous développions d’autres qualités plus tôt. Des qualités mentales, de solidarité… Le groupe n’a pas su se faire régulier, que ce soit au cours des matchs ou d’un match à l’autre. On est capable d’avoir de très bonnes phases, et puis durant un quart d’heure, d’être totalement absents, sans avoir de véritables explications à cela.
"Les liens se créent entre nous"
L’arrivée d’Yvon Pouliquen cet hiver a-t-elle changé beaucoup de choses ?
Avec un nouveau coach est arrivé un nouvel élan et cela nous a redonné de l’envie. Lui et le nouveau staff ont décidé de tout remettre à zéro. Et pour certains joueurs en difficulté, comme moi, qui ne savaient pas trop où aller avec Francis de Taddeo, ça a été bénéfique. Il nous a apporté de la confiance supplémentaire, il y a eu une certaine redistribution des cartes qui nous a permis de montrer et de donner plus de choses. On a surtout eu envie de lui montrer ce qu’on valait. Personnellement, je voulais également lui montrer que je n’étais pas aussi mauvais que ce que je pouvais entendre ou lire. Beaucoup ont désormais cet état d’esprit.
Vous avez été replacé à la pointe de l’attaque, vous vous sentez mieux à ce poste ?
C’est un poste que j’affectionne particulièrement et où je me sens bien. Petit à petit, je retrouve des repères, je suis mieux dans mes déplacements, dans mes courses, je sens une meilleure entente que ce soit avec les autres attaquants ou avec les milieux de terrain. Maintenant, je dois trouver de l’efficacité, travailler encore plus, mais je sens que ça va venir. J’ai simplement besoin de ce petit but qui serait un véritable déclic pour me lancer.
On sent l’équipe messine plus offensive, plus joueuse, à quoi cela tient-il ?
Depuis quelques matchs, on joue quasiment toujours avec la même équipe, donc on a de plus en plus de liens les uns avec les autres. C’est peut-être hallucinant de dire ça dans la mesure où cela fait huit mois qu’on évolue tous ensemble, et pourtant, ce n’est que depuis peu qu’il y a vraiment des liens entre nous. Aujourd’hui, on sent que la mayonnaise est en train de prendre et qu’on développe du jeu quelle que soit l’équipe qui est en face de nous. C’est un bon signe, même si maintenant, il faudrait éviter les erreurs.
"Il faut faire abstraction de ce qui nous entoure"
Comment avez-vous vécu la défection du public, déçu par les résultats du club cette saison ?
Elle est largement compréhensible. Les résultats ont été délicats toute la saison. Ils sont abattus, comme nous le sommes encore. Mais il faut tout faire pour leur montrer qu’on vaut mieux que ça. Nous sommes motivés par l’espoir de leur montrer un visage positif, de leur prouver qu’on veut se défoncer pour le club, pour le maillot du FC Metz. C’est la seule réponse, la seule chose qu’ils attendent. Il faut qu’on fasse du jeu et qu’on marque des buts pour faire revenir les gens au stade.
Vous prenez donc ce climat comme un moteur ?
C’est une motivation, mais on essaie de faire abstraction de tout ça, des matchs, des supporters, des points, des records, sinon on ne s’en sortira pas. De toute façon, maintenant on n’a plus grand-chose à perdre, on ne peut pas être pire qu’actuellement, donc on va tout donner, se défoncer individuellement et collectivement pour redonner un peu d’espoir au club.
Vous êtes toujours en lice en Coupe de France, est-ce un objectif ?
Oui. C’est une compétition qui nous sourit depuis le début de l’année. On s’y sent bien, libéré même. Pour nous, c’est une véritable bouffée d’oxygène, l’objectif est donc d’aller le plus loin possible. Psychologiquement, nous avons la chance d’avoir pour modèle un entraîneur qui l’a gagnée à deux reprises (ndlr : avec Strasbourg en 2001, puis Lorient en 2002), ça nous aide beaucoup. Et puis ça nous laisse quelque chose à gagner et nous donne de l’espoir pour la fin de la saison.
Justement, quels sont vos attentes pour la fin de l’exercice
Pour l’instant, ce qu’on cherche avant tout, c’est de prendre le plus de points possibles, monter aussi haut qu’on peut, et surtout prendre du plaisir. Il s’agit de se prouver à soi-même et de prouver aux gens qu’on aime, à nos supporters, qu’on vaut bien plus que ce qu’on peut dire. La Ligue 2, je n’y pense pas pour le moment. Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de montrer qu’on a de la qualité, on verra ensuite pour la saison prochaine.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |