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Certains avaient prévenu. Si Montceau-les-Mines tenait le premier quart d’heure de la rencontre sans prendre de but, son chemin vers le Stade de France s’ouvrait un peu plus. Les Bourguignons ont effectivement tenu les quinze premières minutes de la rencontre. Mais pas les quinze premières des prolongations… Jusque là, les Montcelliens n’avaient pourtant pas eu grand chose à se reprocher. S’ils ont essuyé la tempête sochalienne en début de match, ont beaucoup laissé le ballon à leurs adversaires pendant une bonne partie de la rencontre, logiquement dominés par les professionnels, ils ont en effet fait douter les hommes d’Alain Perrin pendant très longtemps.
Sochaux, à l’expérience
En confondant vitesse et précipitation, en cherchant à imposer leur physique plutôt que leur technique en début de rencontre, les Sochaliens se sont rendus compte que la tactique n’était pas la bonne et qu’il valait mieux prendre son mal en patience face aux Montcelliens. En retrouvant une circulation de balle posée d’abord puis en essayant de mettre de la vitesse dans le jeu ensuite. Ce qu’a parfaitement réussi Sébastien Grax, auteur de la seule véritable occasion doubiste de la première période (33e). Mais les éclairs de génie de l’ancien Monégasque ont été rares et isolés au sein d’une attaque où Dagano n’est pas assez présent.
Heureusement pour les Doubistes, leur attaquant était dans une grande forme ce soir et débloquait finalement les choses après cinq minutes de jeu dans la première prolongation. Physiquement marqués, les Montcelliens avaient beau y croire encore, leur sort était scellé face à une formation qui se recroquevillait dans sa moitié de terrain pour mieux surgir en contre. L’envie ne pouvait battre l’expérience, les espaces laissés offrant le deuxième but à Jérôme Leroy (113e). Obligés d’attendre les prolongations pour enfin venir à bout de leurs hôtes, les Sochaliens ont finalement été récompensés de cette politique d’usure installée depuis la demi-heure de jeu.
Montceau trop tendre
Logiquement recroquevillés durant les premières minutes de la rencontre, les Montcelliens avaient pourtant essayé de poser leur jeu et de se battre avec leurs propres moyens. Des moyens peut-être un peu trop faibles face aux quatrièmes de L1. Seul en pointe, Alidor n’a jamais vraiment pu inquiéter Teddy Richert, trop esseulé et surtout trop occupé par ses décrochages au milieu. Toujours aussi actif, Bagrowski n’a pas autant pesé sur le jeu de son équipe qu’en quart de finale, usant ses qualités de frappe lointaine à mauvaise escient.
A leur décharge, face à une défense sochalienne bien regroupée et sereine, il était difficile de faire la différence. S’ils ont essayé de monter d’un cran une fois la demi-heure passée afin d’être moins acculés devant leur but mais surtout pour lancer avec plus d’efficacité leurs attaques, les Bourguignons n’ont eu que trop de mal à s’approcher des cages de Richert autrement que sur coups de pied arrêtés. La plupart du temps mal négociés... Coupée en deux par le milieu doubiste, la formation montcellienne a progressivement eu de plus en plus de mal à trouver ses attaquants. La fatigue aidant, les quelques débordements entrevus tout au long de la rencontre se sont même faits de plus en plus rares. Les portes du Stade de France se ferment juste avant l’entrée mais Montceau pourra assurer qu’il en a cherché les clés durant toute la rencontre.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |