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La Bulgarie n’a pas laissé que de bons souvenirs au football français. Mais le sort a décidé de faire un clin d’œil aux clubs tricolores, plaçant Rennes et Toulouse sur la route de Sofia. Capitale du pays, la cité est aussi et surtout la capitale du football bulgare, celle qui a apporté à la nation ses plus beaux exploits mais également ses plus grands joueurs. Là où certaines villes européennes peinent à faire cohabiter deux grands clubs dans leur enceinte, Sofia ne compte en effet pas moins de cinq formations, quatre d’entre elles ayant terminé dans les cinq premiers du championnat la saison dernière. Surtout, c’est la mainmise de la capitale sur le palmarès national qui a de quoi impressionner : depuis 1945, seuls huit titres ont échappé aux Sofiotes, le CSKA (30 titres) et le Levski (25 titres) ne laissant qui plus est guère de chance à leurs voisins de leur contester leur supériorité nationale.
Un vivier intarissable
Rien d’étonnant donc à ce que toutes les stars, présentes ou passées de la sélection bulgare soient issues de la capitale. Incontournable au niveau footballistique, disposant des infrastructures les plus complètes du pays, avec notamment quatre stades de plus de 20 000 places, Sofia a les moyens d’attirer les meilleurs joueurs du pays et surtout de les faire progresser. L’ossature de la sélection quatrième de la Coupe du monde 1994 a ainsi fait ses armes au CSKA Sofia, avant de faire les beaux jours de clubs européens. Trifon Ivanov, Emil Kostadinov, Yordan Letchov et surtout Hristo Stoichkov ont tous évolué au sein du club phare de la Bulgarie. De fait, par leur omniprésence sur le championnat bulgare, les clubs sofiotes ont les moyens d’entretenir leur suprématie et de faire venir les meilleurs qui disposent du tremplin idéal vers des clubs plus prestigieux. Ainsi en est-il de Dimitar Berbatov, parti au Bayer Leverkusen puis à Tottenham ou de Martin Petrov, désormais à Manchester City.
Un niveau encore trop faible
Reste que cette domination quasiment sans partage sur la Bulgarie peine encore à trouver écho sur la scène européenne. Peut-être en partie à cause de la fuite des meilleurs vers d’autres horizons. Hormis une demi-finale de Coupe des Coupes en 1989 et deux quarts de finale de la Coupe de l’UEFA pour le Levski Sofia, les formations sofiotes n’ont en effet que rarement brillé en dehors de leurs frontières. Le CSKA n’avait ainsi plus fréquenté de compétitions continentales depuis la saison 1965/1966 et une participation à la Coupe des vainqueurs de Coupes. Le Lokomotiv Sofia n’a pas goûté aux joies de la Coupe de l’UEFA depuis 1980 et un quart de finale face à Stuttgart et fera donc son grand retour face à Rennes.
Le Levski Sofia a bien réussi à se hisser en Ligue des champions la saison dernière. Mais le champion en titre s’est rapidement heurté à la réalité. Celle de la différence entre le niveau du champion bulgare, malgré sa force nationale, et le reste de l’Europe. Avec 17 buts encaissés et un seul but inscrit, face à Chelsea, le Levski est tombé de haut. Comme cette saison où il n’a rien pu faire face à Tampere United, lors du deuxième tour préliminaire de la Ligue des champions, cette double défaite lui valant d’être privé d’Europe. De quoi lui laisser les mains libres pour reprendre la main sur le championnat et redevenir capital à Sofia.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |