Strasbourg dans une situation très préoccupante
Strasbourg se cherche un sursaut
Strasbourg de nouveau en difficulté
Le joker Santos devient une carte maîtresse
Match historique à Strasbourg
Strasbourg entre éclat et discrétion
Le Racing Club de Strasbourg retrouve l’élite avec succès, et s’impose comme le meilleur promu de ce début de saison. Si l’on avait dit aux hommes de Jean-Marc Furlan qu’ils seraient devant Lyon, Marseille et Paris en ce début de championnat, ils auraient sûrement eu du mal à le croire. Après avoir affronté le deuxième et le troisième de la dernière édition du championnat, Marseille et Toulouse, ainsi qu’Auxerre, les Strasbourgeois occupent une très belle cinquième place à égalité de points avec Monaco, quatrième. La formation alsacienne est un astucieux concentré de joueurs revanchards à l’idée de retrouver l’élite comme Habib Bellaid ou Stéphane Cassard, et d’éléments souhaitant se relancer comme Manuel Dos Santos ou James Fanchone.
L’intersaison a été marquée à Strasbourg par le départ de Jean-Pierre Papin, pourtant principal artisan de la montée du club en Ligue 1, et l’arrivée de Jean-Marc Furlan. Le Ballon d’or 1991 préconisait un jeu ultra défensif, alors que l’ancien coach troyen a pour réputation de pousser son équipe vers l’avant, délaissant même parfois la rigueur défensive. La saison dernière fut désastreuse pour l’ESTAC, son ancienne équipe, le club ne parvenant pas à dépasser la 14e place du classement, et ne pouvant éviter une reléguation annoncée. La transition s’annoncait très périlleuse, mais en seulement quatre matchs, Jean-Marc Furlan a déjà dépasser sa dernière performance troyenne.
Capacité de s’adapter à l’adversaire
Les Alsaciens pratiquent un football alléchant, basé sur un jeu à une touche de balle pour déstabiliser l’adversaire. De plus, Strasbourg peut s’appuyer sur une assise défensive solide, où les deux défenseurs centraux, Habib Bellaid et Grégory Paisley, réussissent un début de saison très prometteur. Le Racing a cette capacité à s’adapter à l’adversaire. En effet, contre l’OM (0-0), les Strasbourgeois ont su se serrer les coudes et défendre à 11 dans les moments difficiles, alors que face à des Auxerrois en plein doute, ils ont accéléré et ainsi creusé l’écart rapidement (3-0).
Organisé en 4-3-3 ou 4-5-1 selon les rencontres, le groupe alsacien a pour principale atout son utilisation permanente des ailes. Dans le couloir gauche, Éric Mouloungui réussit un début de saison tonitruant. Son match contre Toulouse (3-1) en a été l’apothéose grâce à deux passes décisives et un but dans un match où il n’a cessé de faire la différence sur son côté. À droite, l’ancien Manceau, James Fanchone, est aussi très précieux et s’est parfaitement adapté à sa nouvelle équipe.
Une attaque efficace
Auteur de six buts lors de ses deux dernières rencontres, le RC Strasbourg semble avoir trouvé le secret de l’efficacité grâce à la présence du Colombien Wason Renteria, et de sa jeune doublure, Kevin Gameiro, chacun auteur de deux buts cette saison. Le premier est arrivé cet été de Porto alors que le second, véritable attaquant de poche (1m68, 62 kg) a été formé au club. S’il n’a pas encore été titulaire cette année, à seulement 20 ans, il s’agit d’un grand espoir strasbourgeois. Le Racing Club de Strasbourg est donc armé pour affronter la Ligue 1, et déterminé à croquer cette saison à pleine dents. À commencer par des Lensois peu convaincants, dès samedi prochain à La Meinau.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |