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Ce fût la surprise du chef. Le club qui, lors de la dernière journée de Bundesliga la saison passée, a créé la surprise en remportant pour la première fois depuis 1992 le titre de champion d’Allemagne. Face à un Bayern de Munich dépassé, seulement quatrième, et surtout devant le Schalke 04 et le Werder de Brême, qui ne s’attendaient pas à voir le club de Bade-Wurtemberg à si belle fête. Pourtant, depuis l’an 2000 et le départ de son président, Gerhard Mayer-Vorfelder, Stuttgart s’est efforcé de reconstruire un club sain et viable financièrement et surtout solide sportivement. Le passage de témoin avec Manfred Haas, le nouvel homme fort du club n’a pas été de tout repos, le club manquant de peu de redescendre en deuxième division et finissant la saison 2000/2001 à la quinzième place.
Mais depuis, le club allemand qui n’a passé que deux saisons en deuxième division depuis la création de la Bundesliga en 1963, a affiché une régularité édifiante, terminant toujours dans la première partie du tableau. Avec comme point d’orgue cette place honorifique de vice-champion d’Allemagne en 2003, malgré les cinq entraîneurs qui se sont succédés depuis mai 1999... Discret, Stuttgart n’en reste pas moins une formation ambitieuse, puisant sa force, puis sa gloire, dans sa politique de formation qui lui offre un vivier de jeunes joueurs particulièrement intéressant. Quand il ne permet pas lui-même à certains éléments comme Philipp Lahm, Kevin Kurányi ou Alexander Hleb de se révéler au grand jour avant de filer vers d’autres horizons…
Un manque d’expérience
Arrivé sur la pointe des pieds en championnat, Stuttgart a en revanche laissé des souvenirs plus retentissants à ses adversaires en Ligue des champions. Si sa première apparition en 1992/1993 n’a pas été couronnée de succès, la deuxième a été la bonne. Le club allemand a fait mieux que bonne figure puisque grâce à deux victoires sur le Panathinaikos et surtout un succès sur Manchester United et les Glasgow Rangers, Stuttgart s’était qualifié pour les huitièmes de finale, où il a posé beaucoup de problèmes à Chelsea, passé aux forceps avec un seul but inscrit sur l’ensemble des deux matchs. Avec une finale en Coupe de l’UEFA face au Naples de Diego Maradona en 1989 puis une autre de Coupe des coupes en 1998, ce sont pourtant les seuls faits d’armes européens d’une formation dont l’expérience en Ligue des champions demeure finalement assez mince.
Une inexpérience qui se paie aujourd’hui par une difficulté à assurer sur les deux tableaux. Le malaise est grand puisque les Allemands ne sont que quatorzièmes de Bundesliga et n’ont toujours pas décollé en Ligue des champions avec deux matchs et deux défaites. Armin Veh, l’entraîneur de Stuttgart peine à trouver une ossature à son équipe, notamment en défense où les plus gros problèmes se font sentir (18 buts encaissés en dix rencontres). Galvanisé par l’euphorie du titre, Stuttgart n’a pas réussi à capitaliser le succès de la saison passée, les nouvelles recrues, Yildiray Bastürck et Ciprian Marica en tête, n’apportant guère plus à un club qui se cherche encore cette saison. Et espère se retrouver mardi soir, sur sa pelouse, face à l’Olympique Lyonnais.
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