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De retour à Lens ce matin, les Sangs et Or avaient une nouvelle fois le cœur bien lourd, après cette défaite concédée hier soir à l’extérieur contre Marseille (1-0). En six matchs loin de ses bases, le RCL n’a pris qu’un tout petit point, depuis le début de la saison. La déception est d’autant plus grande que les hommes de Jean-Pierre Papin ont offert à l’Olympique de Marseille sa première victoire au Vélodrome depuis la reprise du championnat le 4 août. Un revers qui permet à l’OM de sortir de la zone rouge de la relégation et d’y envoyer… Lens.
Surtout, une certaine pression va commencer à peser sur Jean-Pierre Papin, dont les résultats ne sont guère plus brillants que ceux de son prédécesseur, Guy Roux, avec une élimination en Coupe de l’UEFA en plus à digérer. Si la façon de procéder de JPP devrait être remise en question ces prochains jours, ce ne sera vraisemblablement pas au sujet de la gestion de son groupe – les meilleurs joueurs semblant être alignés à chaque rencontre – mais plutôt au niveau de ses choix tactiques, si peu générateurs de créativité et de buts.
Plus mauvaise attaque
En dix matchs joués depuis le début de la saison, les Lensois n’ont inscrit que cinq buts, soit la plus mauvaise attaque du championnat. Un comble pour l’un des meilleurs buteurs de l’histoire du football tricolore. Encore une fois hier soir, sur la pelouse du Vélodrome, les Sang et Or ont paru incapables de se créer des occasions, opérant uniquement en contre pour surprendre la défense marseillaise. Certes Aruna Dindane demeure l’un des attaquants les plus puissants de Ligue 1, mais jouer uniquement sur sa vitesse pour espérer faire trembler les filets adverses demeure une stratégie… enfantine et inefficace.
Logiquement, les Lensois se sont créés leur meilleure occasion sur un long débordement de l’attaquant ivoirien sur le côté droit avant qu’il ne centre pour Yohan Demont au deuxième poteau, qui sans une belle intervention de Steve Mandanda, aurait ouvert le score (24e). C’est à peu près tout ce qu’il y a eu à se mettre sous la dent sur le plan offensif côté lensois. Sur les dix dernières minutes de la première mi-temps, JPP aura beau demander à Olivier Monterrubio de permuter avec Yohan Demont pour perturber le système défensif marseillais. Ce nouvel essai ne donnera rien.
Manque de cohérence
La deuxième mi-temps n’apportera pas plus de satisfaction. Au contraire, les Marseillais étant disposés plus malicieusement pour mieux bloquer les contres adverses. Après l’entrée en jeu d’Abdulrazak Boukari la place de Luigi Pieroni (64e), les Lensois ont essayé de passer par le milieu de terrain pour construire leurs attaques, plutôt que de passer sur les côtés en cherchant automatiquement la profondeur. Le jeu sang et or s’est alors résumé à de nombreuses imprécisions dans les passes, à des déplacements peu cohérents et à un manque de réussite.
Le 4-4-2 des premières heures de JPP à la tête de l’équipe, qui avait permis d’assurer quelques bons résultats, semble déjà avoir vécu. Surtout, lorsque le coach lensois ne peut pas faire jouer Éric Carrière comme ce fut le cas hier soir. Depuis plusieurs semaines déjà, le constat est le même. Lens manque de créativité ou d’un créateur. Si Jean-Pierre Papin a bien identifié le mal depuis son arrivée, il tarde à y remédier.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |