Paris bienheureux
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Le Guen rajeunit son équipe
La physionomie de la rencontre n’est pas la même, la compétition non plus, l’adversaire encore moins. Mais la défaite concédée par les joueurs de Ludovic Batelli en Coupe de la Ligue ce soir sur la pelouse de Nancy (0-1) rappelle singulièrement celles subies en championnat depuis le début de saison. Amiens joue bien, Amiens se crée des occasions, mais pêche incontestablement par manque de réalisme. Le cauchemar de vendredi dernier lorsque Châteauroux est venu s’imposer à la Licorne (1-2), alors que les Picards ont eu sept occasions franches, était incontestablement à l’esprit des visiteurs ce soir sur la pelouse de Marcel Picot.
Les occasions pour Amiens
Pourtant, ils n’ont jamais manqué d’allant, se créant des occasions très franches dès le début du match. Mais Titi Buengo a par deux fois raté son duel avec Damien Grégorini, trouvant une fois ses poings (7e) ou frappant au dessus alors qu’il était seul face au but après avoir été superbement sorti dans le dos de la défense lorraine (23e). Amiens peut nourrir d’autant plus de regrets que les Picards sont largement devant au nombre d’occasions de but, notamment après l’entrée à l’heure de jeu de Thibault Giresse et de Sébastien Heitzmann qui ont incontestablement apporté une touche de dynamisme à leur équipe.
Avec six matchs à jouer en deux semaines, Ludovic Batelli avait décidé de mettre certains de ses cadres au repos. Privés d’un grand nombre de joueurs à cause de pépins physiques, comme Antoine Buron ou Fabrice Bégéorgi, le staff picard avait décidé de ne pas prendre trop de risques et d’aligner des jeunes. La formation amiénoise a justement peut-être péché par manque d’expérience comme sur le but lorrain. Alors que Landry N’Guemo fait valoir sa qualité technique pour entrer dans la surface de réparation, il est fauché maladroitement par Réda Johnson, 19 ans et qui n’a joué que cinq matchs cette saison en Ligue 1. Derrière, Moncef Zerka signera son retour dans le groupe pro lorrain d’un pénalty bien tiré (1-0, 13e).
Seule la victoire est à retenir
Décevant dans le jeu, Nancy n’a pas montré grand-chose. Pablo Correa avait également décidé de laisser au repos quelques uns de ses hommes clés comme Fortune ou Issiar Dia en attaque, ou encore Benjamin Gavanon et Pascal Bérenguer au milieu. Le coach uruguayen a en revanche profité de ce match pour offrir du temps de jeu à Youssouf Hadji qui, entre une angine et son déplacement au Maroc pour répondre à une invitation du roi lors de la visite de Nicolas Sarkozy, avait quelque peu perdu le rythme.
Peu d’enseignements donc à tirer pour Pablo Correa, qui ne retiendra probablement que la victoire. La solide prestation de Sébastien Puygrenier derrière est l’un des rares motifs de satisfaction, tant son équipe s’est montrée incapable de tenir le jeu sur l’ensemble de la rencontre. Aussi l’activité de David Sauget sur le côté droit a dû taper dans l’œil de ses dirigeants. Irréprochable dans son marquage, il a grandement participé aux phases offensives de son équipe, profitant de la faiblesse du côté gauche amiénois pour adresser des centres dangereux (19e, 38e, 52e). Mais l’essentiel est assuré. Nancy tient son billet pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue qui se disputeront en janvier prochain.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |