Le septième rugissant
Toulalan, le maillon fort de la chaîne lyonnaise
Lyon et sa drôle de communication
Lyon cherche un second souffle
Lyon manque de mordant
Toulalan et Fred soulagés
Jérémy Toulalan l’avoue lui-même. Ce n’est pas un technicien, mais un travailleur. Son mois d’absence pour cause de blessure au genou n’a d’ailleurs pas été de tout repos pour l’Olympique Lyonnais. Sans leur râtisseur de ballons, les sextuples champions de France ont dû composer avec les moyens du bord, obligeant les milieux de terrain à compenser et donc à moins se concentrer sur le secteur offensif. Face à Nice en championnat, comme face à Sedan en Coupe de France, Jérémy Toulalan a ainsi redonné une bouffée d’air pur à son équipe. Par son activité défensive d’abord, en couvrant comme à son habitude une large zone devant l’arrière-garde. Mais également grâce à son rôle de stabilisateur.
"On a besoin de techniciens. Ce n’est pas moi qui vais faire dix passements de jambes pour marquer un but ! Moi, mon job, c’est d’abord d’être performant dans le domaine défensif", confirme le principal intéressé dans les colonnes du Monde. Avec lui, l’équipe apparaît plus sereine et plus posée. Sûrs de l’ancien Nantais, les joueurs de l’OL ont en effet tendance à beaucoup se reposer sur ses épaules. Son énergie, débordante, permet aux autres éléments de se concentrer sur leurs tâches personnelles et de ne pas avoir à s’inquiéter de la forme et du rendement de l’entrejeu.
Une rampe de lancement efficace
Indirectement, Jérémy Toulalan se place également comme l’un des moteurs privilégiés de la formation rhodanienne. De par sa place de relais entre la défense et l’attaque, il joue le rôle de première rampe de lancement. Mais depuis le début de la saison, comme depuis son retour à la compétition, l’international tricolore ne se contente pas d’être à l’origine des actions lyonnaises, mais s’implique véritablement dans le processus offensif de l’équipe en montant très régulièrement à l’avant, sollicitant régulièrement ses coéquipiers pour se présenter devant la surface adverse, au point de tenter lui-même sa chance, comme face à Nice, le week-end dernier (0-0).
Patron de l’entrejeu, il s’impose quasiment comme le patron de l’équipe, ne se contentant jamais de rester à sa place afin de faire profiter l’équipe de son activité et de l’entraîner dans son sillage. Surtout, sa jeunesse et son allant lui permette d’assumer ses deux rôles avec succès, même s’il avoue lui-même réfréner ses envies offensives afin de ne pas trop se disperser. "J’essaye d’un peu moins donner quand on mène au score et d’être plus entreprenant dans les passes décisives et face au but. Si j’hésite encore à aller vers l’avant et à prendre plus de risques, c’est pour ne pas provoquer de déséquilibre dans l’équipe." Jusqu’à maintenant, c’est à l’inverse Jérémy Toulalan qui a beaucoup contribué à l’équilibre du groupe.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |