Toulouse dans l’éco-citoyen
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Une année et puis s’en va ? Ou bien Élie Baup avait-il pleinement raison en affirmant avant la reprise qu’en cas de classement final dans la première moitié du tableau, "on pourra dire que notre saison est super réussie" ? Équipe surprise de la saison passée en compagnie du Stade Rennais, le TFC peine à confirmer cet automne, à l’inverse de la formation bretonne. Vaincu à Lorient ce week-end, le club toulousain reste sur une série de six rencontres sans victoire (quatre en championnat et deux en Coupe de l’UEFA), et pointe cette semaine à la 14e place de Ligue 1. Inquiétant dans la mesure où il ne compte que deux points d’avance sur le premier relégable, Auxerre, même s’il possède un match de retard, à disputer face à Nancy, actuel dauphin de Lyon, le mercredi 5 décembre.
Embourbé dans un rythme effréné engendré par la qualification européenne et la participation au tour préliminaire de la Ligue des champions dès le mois d’août, le TFC apparaît aujourd’hui à court de fraîcheur physique. Face au Sparta Prague la semaine dernière, les joueurs d’Élie Baup ont livré une prestation particulièrement convaincante pendant environ une heure, avant de s’écrouler, multipliant les approximations défensives et laissant le club tchèque prendre le contrôle de la rencontre. À l’issue de cette défaite, l’entraîneur toulousain parlait de "costume trop grand" pour son club, pas encore en mesure de jouer sur deux tableaux, le championnat et la Coupe d’Europe.
Des blessures particulièrement handicapantes
Malgré un recrutement intéressant au cours de l’été, avec entre autres les arrivées de Jon Jonsson, Mauro Cetto, André-Pierre Gignac et Hérita Ilunga, Toulouse ne possède pas suffisamment de profondeur dans son effectif pour profiter de la fraîcheur morale nécessaire pour enchaîner les rencontres décisives à un rythme aussi soutenu. Les pépins physiques ne contribuent évidemment guère à améliorer la situation. La défense ne peut ainsi pas profiter de l’envergure de l’international suédois Jon Jonsson, blessé à la cheville, qui n’a disputé qu’un match de Ligue 1 jusqu’à présent avec les Violets. Quant au flanc gauche, il restera privé de Jérémy Mathieu jusqu’à la fin de l’année.
Dans ces conditions, l’avenir ne s’annonce pour l’instant guère reluisant pour le TFC, qui multipliera à nouveau les rencontres dès la fin de la trêve internationale. À compter du 24 novembre, la formation toulousaine se verra proposer pas moins de huit rencontres avant Noël, toutes contre des équipes de standing. Se profilent notamment des rendez-vous contre les trois poursuivants directs de l’Olympique Lyonnais (Nancy, Bordeaux et Rennes), ainsi qu’un déplacement toujours délicat au Parc des Princes. "Ce qui nous attend en décembre va être très délicat" reconnaît sans détour Élie Baup. Pour aborder dans les meilleures conditions le dernier mois de l’année, l’entraîneur toulousain emmènera son groupe en stage au Pays Basque durant trois jours à partir de demain. En espérant ainsi requinquer son effectif, ce qui, entre les internationaux et les blessés, ressemble difficilement à un acquis.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |