Guy Novès, roi de la vitesse
Pelous est encore vert
Toulouse fait profil bas
Elissalde, un homme d’ouverture
Toulouse ne baisse pas la garde
Médard sort de l’ombre
Max Guazzini ne décolère pas. Encore une fois il a fait le plein au Stade de France pour la réception du Stade Toulousain, mais craint que le spectacle sur le terrain ne soit pas à la hauteur du spectacle dans les tribunes. En cause la volonté de Guy Novès, l’entraîneur toulousain, de faire évoluer une formation privée de 13 de ses titulaires potentiels, auxquels il faut ajouter quatre blessés de plus ou moins longue date. "Nous respectons les consignes de la Ligue qui nous impose un temps de récupération après huit matchs de compétition. En outre, après le Tournoi, les internationaux ont besoin de repos", explique simplement le technicien haut-garonnais, également désireux de faire respirer ses joueurs dans l’optique de la rencontre à domicile face à Biarritz une semaine plus tard. N’en déplaise à Max Guazzini, Guy Novès a choisi une rencontre médiatisée pour faire tourner son effectif. Mais ce dernier profite surtout des soucis parisiens, guère mieux lotis en matière d’absences et de blessures.
Un rythme toujours aussi élevé
"Le problème avec Toulouse, c’est qu’ils pensent être la capitale du rugby. Pardon d’exister ! Il y a aussi Clermont, Biarritz, le Stade Français et bien d’autres encore. Je pense que leur jalousie est mal placée et qu’ils devraient se réjouir qu’il n’y ait pas qu’une seule ville de rugby en France" tonne le président du Stade Français. Épidermique, sa réaction n’en est pourtant pas totalement justifiée. Car au vu des prestations du Stade Toulousain, même privé de ses meilleurs éléments, pour beaucoup retenus en équipe de France ces dernières semaines, les champions de France peuvent toujours craindre leurs visiteurs. Une seule défaite depuis le début de l’année, de larges victoires à Brive (51-3) ou Dax (58-5), Toulouse n’a que très peu souffert d’un effectif amoindri, contrairement à Clermont ou au Stade Français. Les Parisiens peuvent espérer affronter des adversaires certes moins brillants ou expérimentés, mais tout aussi efficaces. Car peu importe les joueurs sur le terrain, la philosophie reste la même grâce à la continuité instaurée par tout le staff et surtout une profondeur de banc impressionnante, ainsi que des joueurs issus du centre de formation rapidement opérationnels en cas de besoin.
La relève est là
Au cours des mois de janvier et février, des éléments comme Bertus Swanepoel au centre ou surtout Maxime Médard à l’arrière ont ainsi tiré leur épingle du jeu, alors que Finau Maka a pu revenir avec plus de force sur le devant de la scène. Une fois encore, ils devraient avoir l’opportunité d’évoluer avec l’équipe première afin d’assurer une certaine continuité dans les performances de Toulouse. Autre preuve de cette constante relation entre les générations toulousaines, la présence probable d’une charnière inédite en équipe première, composée de Nicolas Bezy à l’ouverture et de Mathieu Bélie derrière la mêlée. Jamais alignés avec la formation professionnelle, ils ont l’habitude de se côtoyer avec les espoirs du Stade Toulousain. Le potentiel de cette "équipe B" en Haute-Garonne ne semble donc pas si inquiétant et le Stade Français n’a pas à craindre de la compétitivité de ses adversaires. Il pourrait en revanche craindre de perdre une invincibilité à domicile entretenue depuis 2001…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |