Troyes se place pour la montée
Stéphane Noro - "Continuer notre belle série face au Havre"
La belle opération pour Troyes
Stéphane Noro - "Être en haut du classement"
Troyes reprend l’ascenseur
Matuidi sans grand bruit
Les miracles n’existent pas, même en football. Pour forcer leur destin, les Troyens avaient besoin d’une victoire au Parc des Princes. Le doublé de Pedro Pauleta a mis fin à tous les espoirs, ne faisant finalement que concrétiser la pression du Paris Saint-Germain à laquelle n’a pas résisté l’ESTAC. À trop subir, les Aubois ont encore craqué, comme ils l’ont fait douze fois précédemment cette saison. Comme un signe, c’est donc sur une treizième défaite à l’extérieur qu’ils quittent la Ligue 1, payant très cher cette faiblesse hors de leurs bases comme cette incapacité à hausser leur niveau de jeu pour sauver leur tête cette année.
Une évolution trop discrète
Malgré un parcours relativement similaire à celui de l’exercice 2005/2006 (9 victoires, 17 défaites), les hommes de Jean-Marc Furlan ont ainsi directement pâti de la densification du bas de tableau où, au lieu de se battre avec trois ou quatre adversaires, il leur fallait faire attention à cinq ou six équipes dont certaines disposaient de meilleures armes qu’elles, le PSG en tête. Surtout, l’ESTAC n’a pas su évoluer, témoignant des mêmes lacunes défensives que la saison dernière. 19e meilleure défense du championnat, les Troyens ont offert beaucoup de points à leurs adversaires.
Trop souvent dans l’incapacité de faire le jeu malgré l’expérience d’un Yann Lachuer ou les espoirs de Blaise Matuidi, ils se sont logiquement retrouvés acculés dans leur moitié de terrain, en difficulté pour tenir le choc sur le long terme. Sans véritable assise, difficile de construire ses succès d’autant que l’attaque auboise n’a pas non plus brillé par ses performances. À peine un but par match en moyenne, les difficultés à trouver le chemin des buts ont coûté cher aux futurs pensionnaires de Ligue 2, l’exploit de Benjamin Nivet face au PSG n’éclipsant en rien les manques offensifs du collectif.
Une fin de saison noire
"On était quand même préparé depuis le début de saison à ce scénario. On savait très bien qu’on serait en deuxième partie de tableau" concédait Grégory Paisley avant le déplacement des Aubois au Parc des Princes. "On ne pensait pas que ça allait être aussi difficile". Ni qu’ils allaient vivre une fin de saison si mouvementée. Après le dépôt de plainte de Jean-Luc Montero contre son entraîneur pour "diffamation, discrimination et atteinte à son image" et son licenciement le 1er mai dernier, c’est Jean-Marc Furlan lui-même qui a annoncé son départ du club à la fin de la saison, prenant les devants alors qu’il n’avait plus la confiance de ses dirigeants. Un malheur n’arrivant jamais seul, pour clore une saison à oublier, Blaise Kouassi filait à l’anglaise en début de semaine pour rejoindre le Qatar. Courage, fuyons, le bateau a coulé…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |