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L’Australie a porté bonheur à Jo-Wilfried Tsonga. Arrivé à Melbourne dans la peau d’un joueur encore en devenir, le Français a clos la quinzaine avec l’assurance d’avoir franchi une étape décisive dans sa carrière. Outre la certitude de pouvoir accumuler les matchs et les efforts, même face à des joueurs réputés pour mettre énormément de rythme dans leurs rencontres, le Français a acquis l’assurance d’être capable de conserver une intensité quasi-constante dans son jeu durant tout un tournoi. S’il a accusé le coup dans sa finale face à Novak Djokovic, se montrant moins entreprenant que lors de ses matchs précédents, il n’a que rarement fléchi durant les deux semaines de compétition. Face à Andy Murray, Richard Gasquet et surtout Rafael Nadal, il n’a quasiment pas connu la moindre baisse de régime physique. De quoi lui permettre de mettre en place son jeu puissant et agressif sans jamais retenir ses coups.
De la suite dans les idées
Avec une confiance indéniable, il a ainsi enchaîné les victoires. Jusqu’à cette finale face à Novak Djokovic, au sujet de laquelle il assurait ne pas se poser de question. "C’est une finale de Grand Chelem et j’attends ça depuis un moment (…) Je vais entrer sur le terrain pour faire ce que j’ai à faire et le reste ça me passe un peu au-dessus de la tête.". C’est surtout la façon dont il l’a obtenue, au terme d’un parcours difficile, mais conclu avec tant d’audace, qui a de quoi lui donner quelques idées. "J’ai un jeu de puncheur. Ce n’est pas à moi de subir. C’est à moi d’enfoncer l’autre" assurait-il avant sa finale face à Novak Djokovic. Face au Serbe, il n’a pas toujours réussi à appliquer cette tactique, témoignant encore parfois de fébrilité et de retenue dans ses coups. Mais jusqu’au bout, il a tenté et a rendu la tâche difficile au numéro trois mondial, rarement tant bousculé durant la quinzaine australienne au cours de laquelle il n’avait pas perdu le moindre set. Il a prouvé que cette tactique lui permettait de se hisser au niveau des meilleurs. Le plus dur sera maintenant de la conserver.
Placé pour la première fois de sa carrière dans les vingt meilleurs joueurs mondiaux, à la 17e place, dès lundi, Jo-Wilfried Tsonga sera en effet bien plus attendu qu’auparavant. Son parcours, mais surtout le jeu développé tout au long de l’Open d’Australie l’ont placé dans une position nouvelle qu’il lui faut désormais confirmer. Mais sa sérénité et surtout sa maturité ont transpiré en Australie et témoignent des progrès accomplis par le jeune Manceau qui, en à peine plus d’une année a gagné quasiment 200 place au classement ATP. "Son plus gros progrès, c’est qu’il ne fait plus de fautes" expliquait simplement Sébastien Grosjean. Alliant désormais puissance mais également technique, Jo-Wilfried Tsonga a les armes, physiques, techniques et mentales, pour grimper encore quelques marches supplémentaires. Et faire que sa finale face à Novak Djokovic ne soit que la première d’une longue série.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |