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Depuis sept ans, la délégation tricolore attendait ça. Une finale d’un tournoi du Grand Chelem pour l’un de ses éléments. La France a beau être le pays le mieux représenté au classement ATP avec 15 joueurs dans les 100 meilleurs mondiaux, elle n’avait plus connu la joie de hisser l’un d’entre eux en finale d’un Grand Chelem depuis l’Open d’Australie en 2001. Et si la victoire n’est pas arrivée au bout de la quinzaine glorieuse de Jo-Wilfried Tsonga, l’optimisme est tout de même de mise au sein de l’équipe de France. Derrière le Manceau, ce sont deux autres Tricolores, Paul-Henri Mathieu et Richard Gasquet qui ont atteint les huitièmes de finale, alors que Sébastien Grosjean est passé proche de l’exploit au tour précédent face à James Blake. Peu à peu, les joueurs français grignotent et se font de plus en plus présents en deuxième semaine. Et nul doute que la performance de Jo-Wilfried Tsonga a de quoi leur donner un surcroît de motivation.
Un exemple à suivre
"Il va nous faire du bien à tous, nous les joueurs français, parce qu’il nous a montré qu’on peut y arriver" estime déjà Paul-Henri Mathieu. Ces dernières années, depuis la finale d’Arnaud Clément en 2001 à l’Open d’Australie, aucun Français n’avait réussi à atteindre la finale d’un tournoi du Grand Chelem, et seul Richard Gasquet, qui s’est progressivement invité parmi les dix meilleurs joueurs mondiaux, semblait en mesure d’avancer très loin dans le tableau des différents tournois, à l’image de ses demi-finales à Wimbledon et à Bercy. Mais aujourd’hui, la donne a changé. Jo-Wilfried Tsonga a démontré que le tennis français pouvait compter sur quelqu’un d’autre que sur Richard Gasquet, et qu’un joueur, 212e mondial au début de la saison dernière, pouvait progresser au point de frapper à la porte du top 20 à force de travail. "C’est très bon pour tout le monde : pour l’équipe de France, pour les jeunes, les anciens et, bien sûr, pour le capitaine que je suis. On peut envisager l’avenir avec pas mal d’optimisme. Si ça continue comme ça, on va pouvoir lutter d’égal à égal avec les grandes nations" se réjouit d’ailleurs le capitaine de l’équipe de France de Coupe Davis, Guy Forget.
Il est question désormais de saine émulation entre les joueurs. Ceux qui se savent proches du niveau de Jo-Wilfried Tsonga, peuvent croire en leur chance. Décomplexés par la performance du Manceau, les joueurs français ont eu pendant quinze jours sous les yeux l’exemple d’un joueur qui ne s’est pas posé de questions, pour simplement poser son jeu et avancer, sans se préoccuper du nom ou du palmarès de l’adversaire. À eux désormais de prendre leur chance et de jouer avec la même libération. "D’avoir un garçon comme ça, qui est une espèce de leader, d’une manière différente que Richard Gasquet, c’est chouette, ça booste" confirme d’ailleurs Guy Forget. Un capitaine heureux qui a désormais à sa disposition deux joueurs parmi les 20 meilleurs mondiaux, ainsi que la paire de double Arnaud Clément-Michaël Llodra, une nouvelle fois finaliste d’un tournoi du Grand Chelem. L’année commence bien pour la délégation française, il espère qu’elle continuera ainsi et que l’émulation née de la performance de Jo-Wilfried Tsonga s’avèrera saine et productive.
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