Strasbourg dans une situation très préoccupante
Strasbourg se cherche un sursaut
Strasbourg de nouveau en difficulté
Le joker Santos devient une carte maîtresse
Match historique à Strasbourg
Strasbourg entre éclat et discrétion
Jean-Marc Furlan
S’il ne prendra pas place sur la pelouse, le nouvel entraîneur alsacien se trouvera sous le feu des projecteurs tout au long de la saison, surtout en cas de mauvaises performances. Appelé à prendre la suite de Jean-Pierre Papin, limogé malgré une première saison convaincante couronnée de promotion en Ligue 1, Jean-Marc Furlan aura beaucoup à prouver. Luttant contre la relégation ces deux dernières saisons avec Troyes, il n’a jamais pu franchir la barre des 40 points, un cap généralement primordial pour la course au maintien.
Surtout qu’en Champagne, il pouvait s’appuyer sur un groupe qu’il avait construit personnellement, et promu de Ligue 2. Un effectif adapté à ses besoins, capable de produire le jeu généreux si cher à l’ancien joueur des Girondins de Bordeaux. À Strasbourg, il devra composer avec un groupe ayant décroché sa place en L1 grâce à un jeu reposant avant tout sur la rigueur défensive…
Une saison et puis s’en va. Le Racing Club de Strasbourg ne s’est pas attardé en Ligue 2, retrouvant l’élite douze mois seulement après l’avoir quittée. Mais non sans s’être offert, entre-temps, un petit feuilleton à rebondissements. Dans le sillage d’un Jean-Pierre Papin prêchant les vertus défensives (deuxième arrière-garde de L2 la saison passée) pour asseoir au mieux l’emprise de son équipe sur la rencontre (six défaites seulement), la formation alsacienne s’est retrouvée une âme victorieuse insufflant l’ambition de redevenir l’un des principaux clubs de l’Hexagone, résident permanent de la Ligue 1. Mais la méthode ne fut manifestement pas convaincante puisque le RCS a décidé de faire appel à un nouvel entraîneur pour assurer le maintien : Jean-Marc Furlan.
Le profil de l’ancien entraîneur troyen, à l’opposé de celui de Jean-Pierre Papin (voir encadré), pourrait augurer d’une délicate période d’adaptation, malgré une série de matchs amicaux plutôt encourageants. En sept sorties, Strasbourg ne s’est incliné qu’une seule fois, pour trois victoires et autant de matchs nuls. Toutefois, le jeu tourné vers l’offensive prôné par Jean-Marc Furlan n’a pas encore suinté de ces rencontres estivales. D’autant plus que l’effectif, relativement inchangé depuis la saison passée, ne possède pas encore les automatismes nécessaires pour développer un football généreux.
Le pari Wason Renteria
Le troisième du dernier championnat de Ligue 2 s’est jusqu’à présent surtout renforcé défensivement. Les arrivées de Grégory Paisley (Troyes), Manuel Dos Santos (Monaco) et Rodrigo (Ajaccio) comblent ainsi les départs de Jean-Christophe Devaux (Reims) et Yves Deroff (Guingamp). En revanche, du côté de l’attaque, si le club alsacien a enregistré la signature de James Fanchone, il misera surtout sur un avant-centre totalement inconnu en France : Wason Renteria. Attaquant technique et puissant, le Colombien arrive en prêt de la part du FC Porto, club qu’il a rejoint l’hiver dernier. Le pari apparaît donc risqué puisque le joueur sud-américain pourrait nécessiter un temps d’adaptation pour s’acclimater à la France, quelques mois seulement après avoir débarqué en Europe.
Si le tableau peut paraître terne de prime abord, il ne reflète cependant pas la dynamique et la cohésion du groupe inhérentes à la promotion en Ligue 1. Invaincu à domicile la saison dernière, le RCS avait su transformer la Meinau en forteresse imprenable. Un élément de soutien capital dans une course au maintien. Nantes, défait sept fois à domicile la saison passée (pour seulement quatre succès) en sait quelque chose. Le Racing se verra proposer un test de choix pour évaluer sa solidité à domicile : l’Olympique de Marseille. De quoi entrer immédiatement dans le bain de la L1.
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