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Paris aura son nouveau stade
S’il est un Parisien incontournable ces dernières semaines, c’est bien Juan Martin Hernandez. Insatiable depuis le début de l’année, en sélection comme en club, l’Argentin retrouve peu à peu le niveau qui lui avait permis d’obtenir le titre honorifique de meilleur arrière du monde en 2006. En témoigne notamment sa prestation face à Leicester en quart de finale de a H-Cup où le n°15 du Stade Français avait réalisé un match remarquable, sans pouvoir empêcher pour autant la défaite de son club. Mais une nouvelle fois, ses capacités à faire basculer un match à lui seul ont été évidentes. Par ses feintes, il avait mystifié la défense anglaise, profitant du moindre espace pour s’y engouffrer et placer ses accélérations franches et puissantes qui font sa force.
Difficile dans ses conditions de l’imaginer à un autre poste qu’à l’arrière, son style de jeu vif comme sa percussion et son jeu au pied se prêtant idéalement à ce secteur. Pourtant, c’est à l’ouverture que le jeune Argentin aimerait s’exprimer plus souvent, comme il l’a fait par exemple face aux Barbarians tricolores avec les Pumas ou depuis la reprise du championnat.
Aussi à l’aise à l’arrière qu’à l’ouverture
"Avec Juan, tout paraît facile. Il sait tout faire, il peut jouer à tous les postes des lignes arrière avec le même bonheur : n° 15, n° 13, n° 12, n° 10" plaisantait Max Guazzini, président du Stade Français, conscient de la polyvalence de sa "perle" argentine. La blague pourrait cependant ne pas en être une. Face aux Babaas, en mars dernier, Juan Martin Hernandez avait été incontestablement l’homme du match, son jeu à l’ouverture pesant fortement dans la balance pour la faire pencher du côté des Pumas. Conscient qu’il n’aurait pas tous les jours l’opportunité de montrer ce qu’il vaut en n°10, il a prouvé à son sélectionneur qu’il était une alternative sérieuse à ce poste. Comme il a su prendre ses responsabilités sur les trois dernières journées de championnat, propulsé par Fabien Galthié, contraint de réorganiser son équipe décimée par les blessures et la fatigue des joueurs de retour du Tournoi des VI Nations.
Un changement adéquat ?
Reste cependant à savoir s’il serait judicieux de le placer sinon définitivement, du moins régulièrement à ce poste. Sa vision du jeu et sa vitesse d’exécution pourrait en effet en faire un excellent ouvreur, capable d’accélérer le jeu pour ses coéquipiers et d’apporter un véritable plus à son équipe. Mais son irrégularité et sa maladresses ponctuelles demeurent autant de barrière à son repositionnement. Ses pertes de balle ou ses mauvais choix à certains moments clés d’une partie ne plaident pas en sa faveur.
D’autant qu’au Stade Français en particulier, la concurrence est rude, David Skrela comme Lionel Beauxis étant revenus à Paris auréolés de leurs performances tricolores au Tournoi des VI Nations. Désorganiser tout un dispositif, se priver d’un joueur de l’acabit de Juan Martin Hernandez à l’arrière en espérant qu’il aura un volume de jeu et une efficacité aussi grande à l’ouverture, voilà donc le risque que pourrait prendre Fabien Galthié. Pour le moment, les changements à long terme ne sont pas à l’ordre du jour… Même si la mise au repos du n°10 français permet au technicien parisien de faire quelques essais avant d’éventuellement les transformer…
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |