Une patience récompensée
Un club en rupture
Alain Cayzac démissionne de la présidence du PSG
Un PSG secoué dans la course au maintien
Le PSG dans l’attente
Une large palette de sanctions contre le PSG
Paris Saint-Germain 1-1 Marseille (mi-temps : 1-1)
Buts : Luyindula (20e) pour Paris, Cissé (10e) pour Marseille
Arbitre : Stéphane Lannoy
Avertissements : Rodriguez (45e), Cana (65e), Cheyrou (89e) pour Marseille
PSG : Landreau, Mendy, Camara, Armand (c), Bourillon, Digard (Chantôme 77e), Rothen, Clément, Luyindula (Pauleta 79e), Diané, Frau. Entr. : Paul Le Guen.
Marseille : Mandanda, Taiwo, Faty (Zubar 79e), Rodriguez, Bonnart, Cana (c), M’Bami (Cheyrou 58e), Ziani, Nasri, Niang (Moussilou 53e), Cissé. Entr. : Albert Émon.
À l’approche du choc du championnat de France, les tares du Paris Saint-Germain et de l’Olympique de Marseille semblaient similaires. Le club de la capitale a peiné depuis le début de la saison à produire du jeu, se montrant assez pauvre dans la créativité à l’abord de la surface de réparation, tandis que la formation phocéenne a tout simplement oublié de jouer lors de la réception de Nice, mercredi dernier au Stade Vélodrome. Dans ce contexte, l’entame de la rencontre semblait revêtir un caractère crucial pour chacune des deux équipes, soucieuses d’assommer l’adversaire mais aussi de se rassurer.
Grosse entame marseillaise
Dans cet exercice, c’est l’OM qui se montre le plus habile. Positionnés très haut sur le terrain, les Olympiens acculent les Parisiens sur leur surface de réparation en déclenchant leur pressing à 35 mètres du but de Mickaël Landreau. Une domination qui se traduit par une succession de corners, à chaque fois dégagés par la défense du PSG, jusqu’à ce que l’engagement marseillais fasse la différence. Sur un corner de Samir Nasri, Djibril Cissé, aux six mètres, peut piquer une tête repoussée difficilement par le gardien parisien devant lui… Une semaine après le but concédé à Lille par manque de combativité, les joueurs de Paul Le Guen font à nouveau preuve de beaucoup d’attentisme en laissant Djibril Cissé récupérer le rebond et pousser le ballon au fond des filets.
Le match est lancé depuis dix minutes et l’OM semble parfaitement maîtriser son sujet. Mais laisse alors retomber l’intensité de la rencontre. Les Marseillais reculent progressivement et vont moins chercher les Parisiens sur la relance. Cela permet naturellement au PSG de sortir la tête de l’eau, d’autant plus que la précision du pied gauche de Rothen sur coup-franc s’avère redoutable. Après un premier service, dans les minutes inaugurales de la partie, pour la tête de Peguy Luyindula claquée en corner par Steve Mandanda, l’ailier du PSG dépose un ballon parfait entre la surface de but et la défense marseillaise. Une nouvelle fois à la réception, Peguy Luyindula trompe le portier olympien d’une tête croisée en déséquilibre.
Un jeu parisien trop stéréotypé
Dès lors, le club de la capitale prend l’ascendant sur la formation marseillaise. Pourtant, cela ne devient flagrant qu’au retour des vestiaires, lorsque les joueurs de Paul Le Guen semblent enfin animés d’une envie au moins aussi grande que celle de leurs invités. Les sorties marseillaises se font alors de plus en plus rares, les passes à destination de Djibril Cissé s’allongent et les deux meneurs phocéens, Karim Ziani et Samir Nasri touchent de moins en moins de ballons. Mais malgré la fébrilité palpable de l’arrière-garde olympienne, le PSG peine à se défaire de son jeu stéréotypé reposant quasi-exclusivement sur la technique de Jérôme Rothen.
Bien que l’ancien Monégasque parvienne régulièrement à prendre le dessus sur son adversaire direct nécessitant le renfort de Lorik Cana, le manque de variété dans le jeu parisien l’empêche par la suite de trouver des partenaires démarqués, ou en position de créer le danger. Malgré quelques tentatives de renverser le jeu en s’appuyant sur Didier Digard à droite, le PSG se trouve incapable de venir menacer régulièrement Steve Mandanda, la fatigue d’un mois d’août éprouvant se faisant qui plus est ressentir de plus en plus vivement. Sans surprise, le score n’évolue donc plus. Et entre deux formations bien en place mais peinant à créer du jeu, le résultat nul apparaît somme toute fort logique.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |