Un lobbying original
Seule la Ligue des champions pourra atténuer les regrets marseillais
Marseille veut frapper un grand coup
Sans Valbuena, l’OM devra encore composer offensivement face à Lyon
Gerets anticipe du changement
Pas de sélection pour Valbuena selon Gerets
Le Parc des Princes promet d’être rempli, et haut en couleurs pour accueillir le premier PSG-Marseille de la saison 2007/2008. Déplacé à 18 heures depuis quelques années, pour éviter les affrontements entre supporters, cette opposition dépasse de loin le simple cadre du football. En effet, le Paris Saint Germain et l’Olympique de Marseille apparaissent comme les deux plus grands clubs français, par la pression si particulière qui flotte dans leur environnement, et par l’exigence et le pouvoir des supporters. Mais il s’agit aussi de l’affrontement entre la capitale, Paris, et la province, Marseille, qui représente à cette occasion toutes les villes hexagonales. Une sorte de revanche sur l’ordre établi, qui imposerait les Parisiens comme supérieurs parce qu’habitant dans la ville dirigeante. Cette affiche représente le classico du championnat de France, et il est difficile, amateur de football ou non, de rester neutre, et de ne pas choisir un camp.
En quête de points
Un choc, certes, mais qui oppose le treizième au quinzième de la Ligue1. Soit un bilan très mitigé pour deux formations attendue chaque année, de par leur réputation. Les deux équipes n’ont jamais été aussi mal classées avant un PSG-OM depuis la saison 1984-1985 (PSG 20e et OM 13e). Ce démarrage au ralenti rend le match moins exaltant, et explique la relative agitation qui flotte autour de cette rencontre cette année. Toutefois, le résultat final s’avère très important pour les deux formations, tant les trois points sont recherchés en ces temps de disette. Ce match regroupe des caractéristiques bien singulières que sont la combativité et la motivation. Deux armes, dont les 22 acteurs de cette fin d’après-midi, feront preuve à coup sûr.
Mouvement et création
Les Marseillais devront mettre davantage de vitesse et de mouvement dans leur jeu. Principales carences contre Nice, le manque de rapidité dans les transmissions, et d’appels sur le front de l’attaque, sont les deux principales difficultés des hommes d’Albert Emon. Les Olympiens ont pourtant de quoi animer leur secteur offensif avec des joueurs comme Samir Nasri, capable de conserver le ballon, et d’accélérer les remontées de balles. Du côté parisien, le début de saison a révélé plusieurs enseignements. Défensivement, le PSG a fait preuve de solidité, malgré quelques moments d’égarements, notamment contre Lorient. Mais c’est l’animation offensive des hommes de Paul Le Guen qui inquiète, tant le jeu parisien manque de créativité, et de construction. La motivation sans faille des joueurs de la capitale pourra combler cette lacune pour ce match si particulier, notamment chez les jeunes joueurs, poussés par un stade entièrement conquis et surchauffé. A savoir qui de Paris ou de Marseille aura le sourire durant la trêve internationale ?
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |