Une défaite lensoise pour se relancer
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Entre les larmes de Loïc Rény et la rage de Jean-Pierre Papin, le coach des Sang et Or, après la défaite de Lens contre le PSG en finale de la Coupe de la Ligue samedi soir (2-1), il n’est pas bien difficile d’affirmer que ce revers va peser lourd sur la fin de saison des Nordistes. Bien mal en point en championnat, ils vont devoir se concentrer à nouveau sur leur objectif principal, le maintien. Et Jean-Pierre Papin a beau clamer que ses joueurs sont des professionnels, des plaies ont été ouvertes samedi soir et mettront du temps à cicatriser.
Programme chargé
Et du temps, les Sang et Or n’en ont pas vraiment. Le mois d’avril s’annonce compliqué avec pas moins de cinq matchs de championnat en 21 jours. Actuellement 17e et donc premier non-relégable, avec deux petits points d’avance sur le PSG, les hommes de JPP auront cependant l’occasion de faire la différence avec des adversaires directs dans la course au maintien, comme Metz ou Sochaux. Mais avec un bilan catastrophique lors de ses cinq derniers matchs (deux nuls et trois défaites), le RCL n’aborde pas cette période avec un capital confiance au beau fixe. Loin de là.
Pourtant, la finale de la Coupe de la Ligue a une fois encore montré le potentiel d’une formation qui possède de belles qualités. Alors que les observateurs reprochent souvent à Lens de peiner dans le domaine de la création du jeu, les Sang et Or ont su mettre en place d’audacieuses offensives samedi soir, en passant notamment beaucoup par les couloirs en deuxième mi-temps. Les montées de Nadir Belhadj côté gauche et la bonne performance d’Olivier Monterrubio dans le même couloir, devraient être amenées à se répéter ces prochaines semaines.
Retour en forme
D’ailleurs, il semble falloir le souhaiter pour Lens, car au milieu du terrain, les choses ont une nouvelle fois semblé un peu compliquées, même si la présence d’Eric Carrière dans un rôle de numéro dix, a permis d’apporter un nouvel élan aux offensives lensoises. Aussi, la rencontre de samedi soir a été l’occasion de démontrer le retour en forme de certaines individualités côté lensois. Toifilou Maoulida est dans une phase ascendante, incontestablement. Seul un but contre le PSG a manqué pour ponctuer sa très bonne finale. Il a visiblement retrouvé confiance en ses qualités.
Comme Jean-Pierre Papin en son groupe. "Ça met du baume au cœur d’avoir vu l’équipe faire un bon match. Ça dissipe certains doutes sur la capacité à produire du jeu", a-t-il notamment commenté après la rencontre dans les couloirs du Stade de France. Reste à savoir si ses joueurs sauront surmonter le sentiment d’injustice qui prévalait après la finale, pour aller chercher les quelques points qui manquent pour assurer le maintien en championnat. Compte-tenu du potentiel affiché sur la pelouse du Stade de France, il serait bien dommage de voir Lens filer en Ligue 2.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |