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Bondissant et imprévisible. Difficile de résumer plus rapidement Jon Paul Pietersen, l’arrière polyvalent de la sélection sud-africaine. S’il n’a revêtu le maillot des Springboks qu’à 12 reprises, il a déjà pris une envergure indéniable dans le jeu de la formation dirigée par Jake White. Laissant la chaleur du feu des projecteurs à Bryan Habana, grande star de l’équipe, JP Pietersen se révèle sur la scène internationale grâce à une Coupe du monde particulièrement réussie, dans la ligne droite d’une saison étincelante au sein du Super 14. Il avait affolé les statistiques la saison passée en devenant le meilleur marqueur de la compétition phare de l’hémisphère sud avec 11 essais inscrits en 13 rencontres. Moins prolixe depuis le début du Mondial (trois essais en quatre rencontres), il fait en revanche forte impression par la qualité de son jeu au pied et ses capacités à dynamiser l’attaque sud-africaine.
Une progression à vitesse grand V
JP Pietersen dispose d’une pointe de vitesse à faire pâlir certains sprinters. Mais plus que cette vivacité et cette rapidité qui offre à l’arrière sud-africain l’opportunité de laisser sur place bon nombre de ses adversaires, c’est la manière dont il l’utilise qui fait de lui un joueur particulièrement dangereux. Furtif, il possède cette intelligence de jeu qui fait de lui un joueur imprévisible et surtout capable de briser les lignes défensives adverses sur une feinte ou un démarrage inopiné. S’il arrive à exploiter les espaces qui s’ouvrent devant lui, il sait également se les créer et laisser sur place son vis-à-vis pour se mettre en excellente situation d’attaque. En témoigne par exemple sa performance face à l’Angleterre, en phase de poules de la Coupe du monde, durant laquelle il a totalement déstabilisé le XV de la Rose.
Surtout, il semble avoir fait des progrès dans le jeu collectif. Imprévisible, insaisissable, les médias sud-africains doutaient de ses compétences au sein de la sélection des Springboks du fait d’un jeu à la main parfois maladroit. Beaucoup de ses erreurs lui ont toutefois été pardonnées grâce à cette faculté à faire basculer un match à lui tout seul comme à cette vitesse et à cette polyvalence qui permettent à cet arrière d’être aussi à l’aise à l’aile. Les derniers matchs disputés avec l’Afrique du sud ont démontré qu’il avait réussi à effacer en partie cette maladresse récurrente et à se fondre avec de plus en plus d’efficacité dans le collectif, notamment grâce à un très bon placement et à une finition toujours aussi performante. Surtout, les brèches qu’il crée permettent de faire profiter des espaces à ses coéquipiers. Et son envie débordante rejaillit sur un groupe qui a démontré ses vélléités offensives tout au long de la compétition. "J’adore le rugby. Je suis né pour y jouer (…) Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans le rugby" confiait JP Pietersen, heureux d’une sélection pour le Mondial qu’il n’attendait pas forcément. C’est désormais l’Afrique du sud qui aurait du mal à se passer de lui.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |