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Un PSG secoué dans la course au maintien
Le PSG dans l’attente
Une large palette de sanctions contre le PSG
Le monde du foot appelle à un assainissement des stades
Des interdictions de stade en réponse à la banderole injurieuse
Une grande partie de l’avenir sportif du Paris Saint-Germain se joue aujourd’hui, en coulisses. La Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) doit se pencher aujourd’hui sur l’affaire de la banderole injurieuse déployée par des supporters parisiens lors de la finale de la Coupe de la Ligue entre le PSG et le RC Lens (2-1), samedi dernier au Stade de France. Malgré la volonté du député-maire de Lens, Guy Delcourt, de faire rejouer cette rencontre, la place en Coupe de l’UEFA décrochée par le club de la capitale en même temps qu’il remportait le trophée ne semble pas pouvoir être remise en cause. Le règlement de la LFP ne prévoit en effet pas la possibilité de rejouer un match, quel que soit les incidents survenus en tribunes.
Des appels avaient notamment été lancés en vain après le match Metz-Valenciennes du 16 février dernier lors duquel le capitaine du VAFC, Abdeslam Ouaddou, avait été la cible d’insultes racistes. La Commission de discipline se montre quoi qu’il arrive peu friande des matchs à rejouer. Elle avait ainsi entériné une victoire de Toulouse à Nantes la saison dernière alors que le public avait envahi la pelouse à quelques minutes du coup de sifflet final et que le score était encore vierge, offrant du même coup une place en Ligue des champions au club de la Ville Rose. Ce sont donc des sanctions d’un autre ordre qui sont à attendre pour le PSG.
La particularité du terrain neutre
L’une des particularités auxquelles sera confrontée la Commission de discipline réside dans le caractère exceptionnel de la rencontre, la finale de la Coupe de la Ligue se déroulant sur terrain neutre, au Stade de France. Déjà visé en 2004 après la finale de la Coupe de France contre Châteauroux qui avait vu quelques débordements de la part de ses supporters, le Paris Saint-Germain avait à l’époque saisi le Tribunal Administratif de Paris pour contester les sanctions prises à son encontre. Le résultat avait été un jugement estimant "inconstitutionnel" l’article 129.1 du règlement de la Fédération française de football qui rend un club visiteur responsable de ses supporters. Ainsi, comme l’a souligné le président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, la Ligue pourrait se retrouver devant un dilemme puisque les sanctions viseraient alors l’organisateur, qui se trouve être la LFP. Cependant, le Conseil d’État a réaffirmé en octobre dernier la responsabilité des clubs vis-à-vis de leurs supporters. En ce cas, il reste donc à évaluer si les sanctions peuvent intervenir dans une autre compétition.
Des précédents qui peuvent inquiéter le PSG
La Coupe de la Ligue et la Ligue 1 sont deux compétitions sous le giron de la LFP et les sanctions disciplinaires prises à l’encontre d’un club pour des faits survenus dans l’une des compétitions sont applicables dans l’autre compétition. Ainsi, le Paris Saint-Germain peut craindre des sanctions proches de celles qui avaient frappé le FC Metz dans l’affaire Ouaddou, ou encore le SC Bastia, à la suite de la première affaire Kébé (insultes raciste à l’adresse du joueur de Libourne), à savoir le retrait d’un point en championnat. Le Président de la LFP, Frédéric Thiriez, a déjà rappelé que "la sévérité dont a fait preuve la Ligue dans ce domaine vaudra pour tout le monde", ce qui pourrait même laisser poindre une sanction plus dure, eu égard à la portée médiatique de l’événement au cours duquel la banderole a été déployée. Pourtant, un élément pourrait attirer une clémence relative de la part de la Commission de discipline.
Chacun des deux clubs pouvait compter sur 150 de ses stadiers lors de la finale de la Coupe de la Ligue, pour surveiller près d’une moitié stade. Au Parc des Princes, dont la capacité est à peine supérieure à un demi-Stade de France, ils sont habituellement 500 à être mobilisés pour une rencontre de championnat. Ainsi, il n’est pas impossible que la sanction se rapproche de la deuxième affaire Kébé, lorsque les supporters bastiais avaient déployé une banderole injurieuse pour accueillir l’attaquant girondin lors du match retour entre le club corse et Libourne. Le SC Bastia avait écopé d’un match à huis clos pour cela. Ce serait là un moindre mal pour le Paris Saint-Germain, qui ne se verrait pas pénalisé dans sa course pour le maintien en Ligue 1, alors qu’il vient tout juste de sortir de la zone rouge à la suite de sa victoire sur Strasbourg (1-0) hier soir.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |