Ribéry apprécie la liberté
Trezeguet soutenu par ses coéquipiers
Une leçon d’application défensive
Victoire intéressante de la France
La combativité prime en équipe de France
Domenech joue l’ouverture
L’équipe de France a eu un avant-goût de ce que l’Euro en Suisse et en Autriche risque de lui réserver. Opposés à une équipe d’Angleterre (1-0) particulièrement appliquée, les Bleus ont démontré leur supériorité, leur maîtrise dans l’entrejeu pour triompher dans une rencontre assez peu ouverte qui n’était finalement pas pour déplaire au sélectionneur national, Raymond Domenech. "Je voulais un match solide contre une équipe de haut niveau. C’est un match plus intelligent que spectaculaire, c’était ce qu’il fallait. On part sur des bases solides pour bien travailler", a-t-il expliqué après le coup de sifflet final. À moins de trois mois du début de l’Euro, ce match amical apparaît naturellement bénéfique pour la confiance des Bleus, qui semblaient quelque peu soulagés d’avoir décroché une victoire plus de cinq mois après leur dernier succès, le 17 octobre dernier sur la Lituanie (2-0).
L’équipe de France va pouvoir aborder sa préparation pour l’Euro, à partir du 27 mai au Stade des Alpes à Grenoble face à l’Équateur, sans se soucier de trop des petits ratés (trois nuls et deux défaites en neuf matchs) qui ont pu émailler sa saison. Car le fond de jeu a prouvé son efficacité défensive, après trois matchs au cours desquels les Tricolores ont concédé un total de cinq buts, et semble déjà garantir que la sélection de Raymond Domenech sera une formation particulièrement difficile à bousculer lors de la compétition continentale. "De toute façon, on ne va pas loin dans une grande compétition si on n’est pas bien organisé. Les Italiens nous ont donné quelques leçons de ce côté-là", rappelle le sélectionneur. Mais le sérieux affiché au Stade de France hier soir n’occulte cependant pas les lacunes qui demeurent dans le jeu des Bleus.
Un jeu trop prévisible ?
En l’absence de Thierry Henry et Karim Benzema, Raymond Domenech avait élu d’aligner David Trezeguet dès le coup d’envoi. Mais la présence du Turinois n’a guère influé sur le schéma de jeu français, qui demeure particulièrement porté sur la percussion. Avec un bloc défensif composé de six joueurs et deux joueurs de couloir aimant porter le ballon et rentrer dans l’axe, la France manque de création et propose une animation offensive assez prévisible, bien que particulièrement difficile à contrer grâce au talent des attaquants tricolores. Un élément qui n’inquiète pas outre-mesure le sélectionneur national. "On a un pêché dans l’animation offensive. L’Euro, c’est dans deux mois et on a encore beaucoup de travail d’ici là. En seconde mi-temps, par moment, on a perdu le ballon un petit peu trop vite, on a gaspillé avec des passes, en ne frappant pas au but alors qu’on en avait la possibilité. Dans ces cas-là, la dernière passe qu’on a voulu faire n’a pas servi à grand-chose."
Privée de véritable meneur de jeu, l’équipe de France éprouve des difficultés pour percer un rideau défensif bien en place. Raymond Domenech n’a pas encore trouvé la solution depuis les rencontres face à l’Italie (0-0) et l’Écosse (0-1) en septembre dernier. Et en cela, trois joueurs semblent disposer d’une belle carte à jouer en vue de l’Euro pour occuper, dans des registres différents, le rôle de suppléant de Samir Nasri dans la distribution du ballon. Jérôme Rothen et Mathieu Bodmer, tous deux alignés avec les A’ mardi soir, ainsi que Mathieu Valbuena, convoqué mais forfait sur blessure, possèdent les moyens de débloquer une situation verrouillée. Mais pour cela, il faudrait certainement faire évoluer quelque peu le système de jeu de l’équipe de France, ce que Raymond Domenech s’est montré peu enclin à faire ces derniers temps.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |