Nice n’est plus d’attaque
Nice compte ses blessés
Les Aiglons au repos
Gérald Cid - "Très heureux de m’être adapté rapidement"
Les Aiglons touchés en plein vol
Koné veut traverser la Manche
Marseille 0 - 2 Nice (mi-temps : 0-0)
Buts : Hognon (51e), Hellebuyck (87e)
Arbitre : Saïd Ennjimi
Avertissements : Faty (30e), Valbuena (40e) pour Marseille, Rool (66e) pour Nice
Marseille : Mandanda, Zubar, J. Rodriguez, Givet (Faty 13e), Taiwo (Zenden 60e), Cana (c), Be. Cheyrou, Ziani (Moussilou 46e), Nasri, Valbuena, Niang. Entr. : Albert Émon.
Nice : Lloris, Apam, Hognon, Kanté, Rool, Balmont, Echouafni (c) (Diakité 68e), Hellebuyck, Bamogo (Modeste 76e), Ederson, B. Koné. Entr. : Frédéric Antonetti.
Dans un match marqué par une bataille au milieu de terrain de tous les instants, la formation niçoise a su tirer son épingle du jeu en restant soudée et déterminée tout au long de la rencontre. Dans un schéma résolument offensif avec deux pointes, Bakari Koné et Habib Bamogo, ainsi que le Brésilien Ederson en soutien, les Azuréens ont eu le mérite de ne jamais refuser le jeu.
Venus au Vélodrome pour réaliser une performance, ils ont montré énormément de courage et d’audace, n’hésitant pas à jouer tous les coups à fond. Ils auraient même pu rentrer aux vestiaires avec un avantage conséquent. En effet, le meneur Ederson, aurait pu ouvrir le score à plusieurs reprises (23e, 26e, 30e), mais s’est heurté à un Steve Mandanda exemplaire dans ses sorties. L’OM, de son côté, a débuté cette rencontre avec pour seul attaquant Mamadou Niang, et un milieu renforcé composé de Benoit Cheyrou, Lorik Cana et Samir Nasri qui malgré son volume n’a pas su prendre le dessus sur l’entrejeu niçois.
Un trident défensif, clé de la victoire
Positionné devant la défense, le trident défensif composé par Olivier Echouafni, David Hellebuyck et Florent Balmont a été exceptionnel. Les trois récupérateurs n’ont cessé de ratisser des ballons et ont bloqué toutes les relances marseillaises. La formation phocéenne a quant à elle pêché par son manque de vitesse dans les transmissions dû à un manque de mouvement flagrant. En effet, usant abondamment du jeu latéral, les milieux olympiens n’ont pas su aller de l’avant. Tant Karim Ziani, que Mathieu Valbuena, n’ont pas pu être vraiment dangereux et prendre à revers la défense de l’OGC Nice.
Malgré les consignes du capitaine Lorik Cana, l’Olympique de Marseille ne parvient pas à débloquer son fond de jeu statique, la seule pointe, Mamadou Niang perdant systématiquement le ballon, esseulé entre trois défenseurs niçois. En manque de créativité évident, Samir Nasri est redescendu de nombreuses fois chercher le ballon, ce qui a supprimé le peu de soutien sur lequel pouvait compter le numéro 11 marseillais.
Des Marseillais jamais dangereux
Les Marseillais sont revenus en seconde mi-temps avec davantage d’agressivité et un deuxième attaquant, Matt Moussilou, en remplacement de Karim Ziani. Mais malgré de bonnes résolutions, la formation d’Albert Emon est cueillie à froid par l’ouverture du score azuréenne de Vincent Hognon, qui, laissé seul par Julien Rodriguez, fusille Steve Mandanda. Piqué au vif, Marseille tente le tout pour le tout, en passant à trois défenseurs, avec la sortie de Taye Taiwo et l’entrée en jeu de Boudewijn Zenden.
Dominateur, l’OM n’est pourtant pas dangereux et multiplie les centres approximatifs. Les milieux niçois ont de plus en plus de mal à ressortir, et se contentent de défendre. Lorik Cana tente désespérément sa chance (70e) et Matt Moussilou place une tête largement à côté (72e). Frédéric Antonetti est finalement récompensé de son coaching offensif et sur un contre emmené par le rapide et vif Bakari Koné, Hellebuyck ajuste le gardien marseillais, et délivre les Aiglons. Une victoire amplement méritée dans un match dominé de bout en bout. L’OGC Nice s’impose au Vélodrome, après 31 ans de disette, et lance enfin sa saison.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |