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La grande majorité des supporters bordelais ne connaissent même pas son nom complet. Geraldo Maurício da Silva, dit Wendel, est pourtant l’une des pierres angulaires la formation entraînée par Laurent Blanc. Et il l’était aussi du temps où Ricardo coachait l’équipe girondine. À l’été 2006, les fans des Marine et Blanc espéraient Renato ou Ricardo Carvalho, ils ont finalement eu droit à Wendel. Nombreux sont ceux qui ont écarquillé les yeux en apprenant la venue d’un joueur pourtant bien connu de Ricardo, qui l’avait sélectionné dans l’équipe olympique brésilienne en 2004. Aujourd’hui, ils sont aussi nombreux à penser que le technicien auriverde a eu le nez fin en faisait venir son compatriote en Gironde.
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si celui qui entraîne désormais Monaco a voulu le prendre avec lui dans ses bagages lors de son départ pour la Principauté en juillet dernier. L’ASM doit aujourd’hui se mordre les doigts de pas être parvenue à enrôler ce milieu brésilien si précieux. Polyvalent – il peut aussi bien jouer latéral gauche que milieu défensif ou offensif – et surtout très endurant, Wendel a su imposer son style pas vraiment "do Brasil". N’allez surtout pas lui demander de faire des roulettes ou des coups du sombrero, il préfèrera assurer le coup par une passe courte. L’efficacité avant tout, voilà le maître mot du numéro 17 au scapulaire.
Confiance de Blanc
Il s’était distingué la saison dernière pour son premier match en Ligue 1, face à Nice, inscrivant un but et délivrant une passe décisive. Des débuts à l’image de sa première partie de championnat : brillante, à tel point que la Seleçao lui semblait promise. Mais il a connu, après la trêve hivernale, un net coup de mou physique principalement dû au fait qu’il n’avait pas connu d’intersaison estivale en 2006, puisque le championnat brésilien dont il provenait (ndlr : il évoluait à Santos) ne suit pas le même calendrier qu’en Europe. Son intégration s’était cependant parfaitement déroulée, en grande partie grâce à la colonie sud-américaine présente en Gironde (Fernando, Henrique et autres Alonso). Et ses efforts d’apprentissage de la langue de Molière plaisaient forcément aux dirigeants du club et aux supporters.
Cet été néanmoins, Wendel a pu bénéficier d’une vraie période de repos ; pas de raison donc qu’il soit confronté au même problème physique cette saison. Aujourd’hui, il se révèle d’ailleurs indiscutable aux yeux d’un Laurent Blanc pourtant adepte d’un certain turn-over. Il a ainsi pris part à 15 rencontres de championnat en seize journées disputées, ce qui traduit une certaine confiance de la part de son entraîneur. Une confiance que Wendel rend bien au "Président". Il en est déjà à six buts, dont deux dimanche dernier face à Toulouse (4-3), le premier, sur un coup franc surpuissant, le second d’une volée terrible du gauche qui a fini sa course en pleine lucarne. Et il pourrait bien se voir attribuer le quatrième but de son équipe si la commission d’organisation des compétitions estime qu’il a dévié le coup franc victorieux de Pierre Ducasse. Un joueur précieux on vous dit.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |