Zéro pointé pour Biarritz ?
La meilleure attaque, c’est la défense pour Biarritz
Harinordoquy rejoint lui aussi l’infirmerie
Biarritz quitte la scène européenne
Briatore plus motivé que jamais
Betsen plaque le rugby
Pour la deuxième fois seulement depuis le début du millénaire, le Biarritz Olympique risque de manquer la phase finale du championnat de France de rugby. Un comble pour le groupe basque et sa farandole d’internationaux, champion de France en 2005 et 2006, qui arrive cependant à bout de souffle. Seulement sixième à huit points de la quatrième place de Perpignan, le club basque n’a pas totalement abandonné les espoirs de se qualifier pour les demi-finales, mais ne dispose que de peu de chances de prendre l’ultime place qualificative pour le dernier carré. D’autant plus qu’il a montré une faiblesse coupable ces dernières semaines lors de ses matchs à enjeu. Face à Toulouse (6-12), Perpignan (3-16) et Clermont (16-11), le BO n’a pas tenu le choc, indiquant ainsi clairement qu’il n’avait plus la force de se battre contre les grosses cylindrées du championnat.
Plus d’étincelle
La force des Biarrots, une connaissance mutuelle indéniable et des automatismes travaillés au fil des années, est quasiment devenue une faiblesse pour des joueurs qui se sont progressivement reposés sur leurs acquis. "On se repose trop dessus" confie Patrice Lagisquet à propos de la meilleure défense du championnat. "Quand on prend le score, on se dit qu’on va se contenter de défendre." Tout le problème est là. Très rarement cette saison les Biarrots ont réussi à proposer du jeu et à emballer leur rencontre. En témoigne les neuf défaites du club, mais également les 11 victoires souvent difficiles à acquérir. La rigueur, Biarritz ne l’a jamais perdue, mais son grain de folie a bel et bien disparu. Le manque de réalisme est ainsi souvent invoqué par les dirigeants et joueurs du club biarrot. L’efficacité, moindre, du jeu au pied de Dimitri Yachvili, n’est plus suffisante et aucun joueur n’est véritablement venu prendre les choses en main pour faire la décision que ce soit à l’aile ou au centre.
Le début d’une nouvelle ère ?
En conservant un groupe stable, qui a grandi ensemble ces dernières années, le BO pensait être sûr de pouvoir encore s’appuyer sur des joueurs solides et conquérants. Mais entre manque de motivation et lassitude, le club a semble-t-il éteint la flamme qui l’animait depuis plusieurs années. "Maintenant, il ne faut pas baisser les bras. On doit garder intacte notre envie et notre volonté d’avancer ensemble comme nous avons pu le faire cette semaine en stage" confiait Serge Betsen cette semaine sur le site officiel du club. Au vu des difficultés biarrotes à réagir depuis le début de la saison, le défi est de taille pour l’équipe. Mais l’électrochoc d’une non-qualification pourrait paradoxalement être salutaire pour une formation en bout de course. Le départ de Patrice Lagisquet à la fin de la saison a déjà donné le coup d’envoi d’un nouveau départ pour le club. Une saison blanche devrait pousser les dirigeants du club à augmenter leurs efforts pour redonner un coup de fouet au BO. Et lui permettre de retrouver son lustre d’antan.
| Malgré des débuts difficiles à Metz lors de son arrivée en Lorraine cet hiver, (...) |